Le Monde en parle

“Remplie d’humour et de poésie, La Famille Blaireau-Renard porte un regard attentionné sur le quotidien d’une famille composite grâce à une adaptation réussie, sur le fond comme sur la forme.
Destinée aux plus jeunes, cette série dispense avec humour et délicatesse une jolie leçon de tolérance. “  (Le Monde)‬

La famille Blaireau-Renard

L’adaptation de notre série BD Monsieur Blaireau et Madame Renarde arrive sur le petit écran ! Ce sera à compter du lundi, 9 avril, à 8h00 dans les Zouzous sur France 5. Voici la bande-annonce :

Unser Kindercomic  Monsieur Blaireau et Madame Renarde kommt als Zeichentrick-Serie ins Fernsehen.  Ab Montag, den 9. April gibt’s täglich eine kurze Geschichte im TV Kinderprogramm Zouzous (France 5, vormittags gegen 8h00).

Glagla…. C’est l’hiver !

Dites-moi : êtes-vous plutôt renard ou plutôt blaireau pendant ces longs mois d’hiver ?

Parce que ce n’est pas du tout pareil. Les deux animaux ont développé chacun une stratégie de survie bien différente.

Le RENARD reste très actif pendant ces journées froides. Tout le temps dehors, il passe son temps à chasser. Il le faut, il a faim ! Il a besoin d’énergie pour résister au froid. On dit que le renard “mulotte” (c’est sa façon assez spéciale de chasser).  En temps de neige, ça donne des images assez rigolotes : cliquez et regardez !

Dur, dur. Heureusement, il porte une magnifique fourrure d’hiver qui lui tient chaud !

Et le BLAIREAU alors ?
Comme nous en parlons dans notre Album  Jamais tranquille !, le blaireau fait tout le contraire du renard. Il “fait” du gras avant l’hiver et quand le temps devient glacial, il arrête de courir partout. Stop à l’activisme ! Pour le blaireau, l’hiver est le temps où il faut se reposer. Beaucoup.

Dormir ! Mais oui, c’est également une très bonne tactique pour survivre. (Et pas seulement pendant ces journées glaglatantes.)

Moi, personnellement, j’alterne les deux stratégies.
Parfois renard, parfois blaireau. Eh oui.

Michel Plessix

Je suis triste. Triste de savoir que je ne le croiserai plus au hasard des festivals. C’était si bien de refaire le monde avec lui à 1 h le matin !

Michel Plessix est l’un de ceux qui m’ont donné envie d’essayer d’écrire pour la Bande Dessinée. J’aime beaucoup ses personnages, son sens de rythme de narration, ces découpages. Je le sens toujours à la recherche d’un petit plus, un jeu avec le lecteur, un clin d’œil à un collègue… C’est une écriture profondément généreuse.

Quand Eve Tharlet et moi avons débarqué dans le monde de la BD, nous avons eu la chance de faire rapidement la connaissance de Michel. Quel joie de découvrir derrière l’immense artiste cet homme délicieux – si humble, si gentil… et si malicieux. Il nous a gracieusement accueillies et conseillé dans cet univers dont nous ne connaissions pas les règles. Et il nous a bien aidé à éviter quelques pièges !  #Contratd’édition

On s’est retrouvés (avec bonheur) sur pas mal de festivals. Un de mes souvenirs les plus vifs :
Festival bdBOUM à Blois 2012. Grâce à une magnifique exposition autour de M. Blaireau & Mme Renarde, Eve et moi croulions sous les demandes de dédicaces. Nous n’avions pas l’habitude et puisque nous sommes (trop) gentilles, nous avions accepté que les gens nous laissent leur album qu’ils revenaient chercher plus tard auprès du libraire. Belle bêtise ! Nous voilà coincées tard dans la nuit, avec toute une pile de BD à dédicacer… pendant que les copains s’amusaient ! – Mais …

Mais – voici qu’arrivent comme des chevaliers blancs : Michel Plessix et Clarke, deux spécimens qui comptent parmi les meilleurs ce que le monde de la BD pouvait nous offrir!

Et si au début, ils étaient juste venus pour nous divertir (grâce à quelques boissons bien choisies ainsi que leur esprit vif et charmant) – ils ont fini par nous prêter main forte pour venir plus vite à bout de cette foutue pile d’albums à dédicacer !

Du coup, si jamais vous tombez sur un de nos albums étrangement dédicacé, ne vous étonnez pas. Ce fut le résultat d’une sacrée bonne soirée !

Triste donc, de ne plus avoir de telles soirées avec lui en perspective. Mais reconnaissante aussi de l’avoir connu.

Adieu, l’artiste! On te gardera dans nos bibliothèques, nos souvenirs et surtout dans nos cœurs. Là, où c’est le plus chaud et agréable, promis. Et toi, tu nous souffleras encore de belles trouvailles, j’en suis sûre…

(toutes les vignettes sont de Michel Plessix : Le vent dans les Saules, édité chez Delcourt)